TitreTrois inédits d’Antoine Reicha dans les collections du département de la musique de la Bibliothèque nationale de France
Type de publicationArticle de colloque/conférence
Année de publication2019
AuteursMathias Auclair, François-Pierre Goy, Yohann Le Tallec
Nom du colloqueLa France et les Pays tchèques aux XVIIe et XVIIIe siècles : croisements et influences dans la vie musicale
Date de la réunion2019/04/08
Organisateur Centre de musique baroque de Versailles ; Festival d’été de musique ancienne de Prague (Collegium Marianum)
Lieu du colloqueParis, Ambassade de la République tchèque à Paris
Résumé

Né à Prague en 1770, collègue de Beethoven dans l’orchestre de l’électeur de Bonn en 1785, Antoine Reicha vient pour la première fois à Paris en 1799 et, après un intermède viennois, s’y installe définitivement en 1808. Compositeur prolifique et inventif, théoricien profond et professeur apprécié de contrepoint et fugue au Conservatoire de Paris, il compte parmi ses élèves rien moins qu’Hector Berlioz, Franz Liszt et César Franck. Après l’évocation de l’horizon historique et culturel dans lesquels s’inscrivent la vie et l’œuvre d’Antoine Reicha, nous nous attacherons à présenter l’important fonds de manuscrits du compositeur conservé au département de la musique de la BnF, principalement dans la collection de l’ancienne bibliothèque du Conservatoire. Il s’agit, dans leur très grande majorité, d’œuvres non imprimées du vivant de l’auteur, qui excèdent largement en quantité les «neuf manuscrits inédits comme opéra et musique religieuse» mentionnés dans son inventaire après décès, puisqu’ils correspondent à environ 180 cotes. On y trouve notamment une grande quantité de musique instrumentale. La description très sommaire de la plupart de ces manuscrits au catalogue du fonds du Conservatoire laissait espérer la possibilité de quelques découvertes. Ainsi, en décembre 2018, les dernières pages du concerto pour piano de Reicha ont-elles été retrouvées dans une liasse de fragments, tandis que quelques années auparavant, c’est une cantate dont l’existence même était inconnue, mais dont malheureusement manquent les dernières pages, qui ressurgissait d’une partie non cotée du fonds du Conservatoire. Quant aux trois symphonies de salon, l’une pour neuf instruments composée en 1825, les deux autres pour dix instruments composées en 1827, on en connaissait l’existence par la liste d’œuvres donnée par Maurice Emmanuel en annexe à sa biographie de Reicha publiée en 1937. Mais comme c’est le cas pour un certain nombre d’œuvres figurant dans cette liste, elles n’étaient pas localisées. Elles ont été trouvées en septembre 2017 lors du tri des archives données par les éditions Jobert, parmi lesquelles se trouvaient les partitions autographes des trois symphonies ainsi que des jeux complets de parties séparées, parfois avec des corrections de l’auteur, de la main d’un copiste. La façon dont elles sont parvenues dans les archives de Jobert reste un mystère: peut-être Reicha avait-il projeté de les publier chez Zetter, son éditeur de l’époque, dont le fonds fut ensuite brièvement repris par le corniste Dauprat.

Champ de recherche: 
trois inedits dantoine reicha dans les collections du departement de la musique de la bibliotheque nationale de france la france et les pays tcheques aux xviie et xviiie siecles croisements et influences dans la vie musicale 20190408 pne a prague en 1770 collegue de beethoven dans lorchestre de lelecteur de bonn en 1785 antoine reicha vient pour la premiere fois a paris en 1799 et apres un intermede viennois sy installe definitivement en 1808 compositeur prolifique et inventif theoricien profond et professeur apprecie de contrepoint et fugue au conservatoire de paris il compte parmi ses eleves rien moins quhector berlioz franz liszt et cesar franck apres levocation de lhorizon historique et culturel dans lesquels sinscrivent la vie et luvre dantoine reicha nous nous attacherons a presenter limportant fonds de manuscrits du compositeur conserve au departement de la musique de la bnf principalement dans la collection de lancienne bibliotheque du conservatoire il sagit dans leur tres grande majorite duvres non imprimees du vivant de lauteur qui excedent largement en quantite les neuf manuscrits inedits comme opera et musique religieuse mentionnes dans son inventaire apres deces puisquils correspondent a environ 180 cotes on y trouve notamment une grande quantite de musique instrumentale la description tres sommaire de la plupart de ces manuscrits au catalogue du fonds du conservatoire laissait esperer la possibilite de quelques decouvertes ainsi en decembre 2018 les dernieres pages du concerto pour piano de reicha ontelles ete retrouvees dans une liasse de fragments tandis que quelques annees auparavant cest une cantate dont lexistence meme etait inconnue mais dont malheureusement manquent les dernieres pages qui ressurgissait dune partie non cotee du fonds du conservatoire quant aux trois symphonies de salon lune pour neuf instruments composee en 1825 les deux autres pour dix instruments composees en 1827 on en connaissait lexistence par la liste duvres donnee par maurice emmanuel en annexe a sa biographie de reicha publiee en 1937 mais comme cest le cas pour un certain nombre duvres figurant dans cette liste elles netaient pas localisees elles ont ete trouvees en septembre 2017 lors du tri des archives donnees par les editions jobert parmi lesquelles se trouvaient les partitions autographes des trois symphonies ainsi que des jeux complets de parties separees parfois avec des corrections de lauteur de la main dun copiste la facon dont elles sont parvenues dans les archives de jobert reste un mystere peutetre reicha avaitil projete de les publier chez zetter son editeur de lepoque dont le fonds fut ensuite brievement repris par le corniste daupratp paris ambassade de la republique tcheque a paris mathias auclair francoispierre goy yohann le tallec
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