TitreLa légende du Chevalier au cygne sur le sceau de la ville de Boulogne-sur-Mer : un hapax sigillaire
Type de publicationArticle de revue
Année de publication2012
AuteursAmbre Vilain-De-Bruyne
JournalBulletin monumental
Volume170
Numéro4
Date de publication2012/12
Résumé

Les sceaux forment l'un des plus abondants corpus iconographiques du Moyen Âge. Ces images offrent l'avantage pour l'historien de l'art d'avoir été élaborées par ceux-là même qui les utilisent, non seulement pour exprimer leur personnalité juridique mais aussi, et peut-être surtout, pour se situer au sein d'une société très hiérarchisée. Ne constituant pas un groupe d'appartenance identifiable, les villes sont en quelque sorte dégagées de cette obligation identificatoire. À partir de la fin du {XIIe} siècle, lorsqu'elles se dotent de sceaux, les villes puisent au sein de répertoires iconographiques variés : écus, représentations du maire à cheval, éléments d'architecture ou saint patron. Au sein de cette production, régie par un principe typologique fort, le sceau de la ville de Boulogne-sur-Mer fait figure d'hapax. C'est en effet l'un des rares, voire peut-être le seul, à avoir recours de manière tout à fait atypique à une image narrative et profane, trouvant sa source dans la littérature courtoise. En choisissant de faire figurer sur ses deux sceaux successifs un épisode clef de la Geste du Chevalier au cygne, la ville de Boulogne rappelle, à la fin du {XIIIe} siècle, son origine prestigieuse dans un contexte politique troublé, puis un siècle plus tard, elle exploite de nouveau la légende dans le but de célébrer son nouveau prince : Jean de Berry.

Champ de recherche: 
la legende du chevalier au cygne sur le sceau de la ville de boulognesurmer un hapax sigillaire bulletin monumental 201212 ples sceaux forment lun des plus abondants corpus iconographiques du moyen ge ces images offrent lavantage pour lhistorien de lart davoir ete elaborees par ceuxla meme qui les utilisent non seulement pour exprimer leur personnalite juridique mais aussi et peutetre surtout pour se situer au sein dune societe tres hierarchisee ne constituant pas un groupe dappartenance identifiable les villes sont en quelque sorte degagees de cette obligation identificatoire partir de la fin du xiie siecle lorsquelles se dotent de sceaux les villes puisent au sein de repertoires iconographiques varies ecus representations du maire a cheval elements darchitecture ou saint patron au sein de cette production regie par un principe typologique fort le sceau de la ville de boulognesurmer fait figure dhapax cest en effet lun des rares voire peutetre le seul a avoir recours de maniere tout a fait atypique a une image narrative et profane trouvant sa source dans la litterature courtoise en choisissant de faire figurer sur ses deux sceaux successifs un episode clef de la geste du chevalier au cygne la ville de boulogne rappelle a la fin du xiiie siecle son origine prestigieuse dans un contexte politique trouble puis un siecle plus tard elle exploite de nouveau la legende dans le but de celebrer son nouveau prince jean de berryp 170 ambre vilaindebruyne
Retour en haut de page