TitreContrat sur le lecteur: Les excès de la contractualisation
Type de publicationArticle de revue
Année de publication2013
AuteursBenoït Tuleu
JournalBulletin des Bibliothèques de France
Volume58
Numéro4
Pagination6–8
Résumé

Les vingt dernières années ont vu une prolifération des « chartes » ou des contrats dans les bibliothèques encadrant tantôt les modalités de l'emprunt des documents, les usages des espaces, et particulièrement des espaces informatiques, le développement des collections, les relations avec les écoles, etc. Si on comprend que l'on vit dans une époque qui pousse à la judiciarisation des relations entre personnes morales, quel intérêt a un établissement de lecture publique à contractualiser ses relations avec ses usagers ? Peur du conflit ? Peur de ne pouvoir imposer des modalités de fonctionnement jugées obsolètes par les lecteurs ? L'auteur montre cette dérive et dit que si les chartes sont juridiquement plus agiles elles sont assurément plus fragiles. Selon lui, l'usager n'est pas dans une relation « en face-à-face » avec l'institution, mais il est bien au coeur de la bibliothèque : la relation pédagogique qui se joue en bibliothèque - pour peu qu'on l'assume - pourrait sortir affaiblie d'une telle volonté de contractualisation qui met l'usager en position de client ou d'ayant droit.

URLhttp://bbf.enssib.fr/consulter/bbf-2013-04-0006-001.pdf
Champ de recherche: 
contrat sur le lecteur les exces de la contractualisation bulletin des bibliotheques de france ples vingt dernieres annees ont vu une proliferation des chartes ou des contrats dans les bibliotheques encadrant tantot les modalites de lemprunt des documents les usages des espaces et particulierement des espaces informatiques le developpement des collections les relations avec les ecoles etc si on comprend que lon vit dans une epoque qui pousse a la judiciarisation des relations entre personnes morales quel interet a un etablissement de lecture publique a contractualiser ses relations avec ses usagers peur du conflit peur de ne pouvoir imposer des modalites de fonctionnement jugees obsoletes par les lecteurs lauteur montre cette derive et dit que si les chartes sont juridiquement plus agiles elles sont assurement plus fragiles selon lui lusager nest pas dans une relation en faceaface avec linstitution mais il est bien au coeur de la bibliotheque la relation pedagogique qui se joue en bibliotheque pour peu quon lassume pourrait sortir affaiblie dune telle volonte de contractualisation qui met lusager en position de client ou dayant droitp httpbbfenssibfrconsulterbbf2013040006001pdf 58 benoit tuleu
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